cinema-cote-cabine.com
 
  cinema-cote-cabine.com

 

LA CST FAIT LA LUMIERE SUR LES IMAGES PROJETEES SUR LE METAL HURLANT DES ECRANS DES EXPLOITANTS

 

"Le respect de la norme, c’est le respect des oeuvres cinématographiques" déclare Alain Besse de la CST.

Cette journée décisive sur le plan de l’expérimentation de projection d’images en 2D sur écran métallisé n’est pas une opération militante mais on peut regretter que ça y ressemble beaucoup.

Le sujet est évidemment polémique, mais l’objectif de la CST n’est que de montrer des résultats.

N’oublions pas que si la 3D est arrivée dans le monde du cinéma comme un pavé dans la marre, 95% des films diffusés restent en 2D !

Une centaine de personnes sont là pour assister à la démonstration, y compris le Président de la Fédération Nationale des Cinémas Français.

Le matériel utilisé est un projecteur NEC 1600 avec une lampe de 3000 W Ushio et un serveur Dolby.

Une caméra face écran permet de mettre en oeuvre un luminancemètre sur la totalité de la surface de l’image et de faire des mesures en direct retransmises sur un moniteur géant en temps réel.

L’écran métallisé est installé depuis 24 heures et n’a jamais été plié.

Pour répondre par avance aux critiques M. Hébert de la CST rappelle que les normes de projection sont internationales et que le sujet de la projection de la 2D sur écran métallisé n’est pas Franco-Français.

Pour l’expérimentation, deux types de réglages ont été mémorisés : 1) un réglage pour écran mat d’un gain de 1. 2) un réglage pour écran métallisé d’un gain de 2,4.

Pour mémoire, la norme préconisée est de 48cd/m2 avec une variation possible de plus ou moins 10cd/m2, le tout avec une variation de lumière maximale de 25% entre les points les plus éclairés et les points les moins éclairés.

Le réglage d’uniformité a été fait sur toile mat et la seule variation entre les réglages est l’intensité de la lumière.

Un premier test est effectué sur écran mat avec le premier réglage, et l’on relève 42,5 cd/m2 au centre et 30 cd/m2 dans les angles. Les 25% sont donc respectés. Avec le deuxième réglage, toujours sur écran mat, on relève 25cd/m2 au centre et 18cd/m2 dans les angles et on est toujours dans les 25%.

Maintenant, relevons l’écran mat et découvrons l’écran métallisé. Les mesures relevés sont 51cd/m2 au centre et 24 dans les angles. Damned ! la différence est de plus de 50%. Cette différence de lumière énorme rend toute homogénéité impossible. La variation de lumière est non seulement horizontale mais verticale aussi ! Il n’y aura pas deux spectateurs qui verront le même film dans la salle.

Une image du film OSS 117 où 4 images identiques sont cote à cote sur l’écran donne l’aspect d’un dégradé sur la largeur et la hauteur de l’écran. Pauvre spectateur, à 10 euros la place il n’en a vraiment pas pour son argent !

Quand on se déplace dans la salle on a l’impression que le spot de lumière nous suit pendant que le reste de l’image est dégradée.

On aurait voulu faire un enterrement de première classe des écrans métallisés qu’on ne s’y serait pas pris autrement !

La solution aurait pu être deux écrans l’un sur l’autre mais alors le son en salle en prend un sacré coup avec 8 db d’atténuation à 8Khz et des incohérences dans les medium accompagnés d’une variation du timbre du son.

La comparaison entre l’écran mat de gain 1 et l’écran métallisé au gain de 2,4 tourne à la farce ! C’est pourquoi dans d’autres pays on utilise des écrans nacrés avec des gains de 1,4 à 1,8 pour résoudre ce problème, mais plus le gain est élevé, plus la directivité nous jouera des tours !

Une remarque fait jour : doit-on utiliser une grille de lecture objective de l’image au travers de la technique, ou bien une grille de lecture subjective au travers de l’oeil du spectateur ?

La remarque que le film l’emporte sur la technique est dangereuse et c’est à l’auteur de dicter "sa" norme.

Faudra-t-il en arriver à des salles spécifiques dédiées à la 3D dans les complexes ? Qu’adviendrait-il des salles mono écran ?

Au pays des frères Lumière et de l’inventeur de l’anamorphoseur ; au pays des fabricants d’optiques pour des applications "satellite" ; ne serait-il pas plus simple d’inventer des lunettes actives qui ne mangent pas 70% de la lumière ?

Il va falloir trouver des solutions pour avoir une compatibilité sur toute la chaîne du Cinéma.

On va bien trouver une solution aux "avatars" de la 3D !

Aujourd’hui, la technique est en dessous de la demande faîte par la 3D et c’est particulièrement bien mis en évidence par cette démonstration de la CST

cinema-cote-cabine.com

PUBLICITE

 

 

EMPLACEMENT A LOUER

NOUS CONTACTER !!!

 

 

::: CINEMA COTE CABINE pour vous ? :::

 

 

 

 

ASSOCIATION CINEMA COTE CABINE (Loi 1901) - Cap des Terrasses - Eléïs - 13260 CASSIS - Tél. 08.71.35.47.49 - Port. : 06.60.80.98.60 - Fax : 04.42.01.11.03

 

Made by WebCCC